Famille de MERCASTEL

Origine

Le nom vient de « merule castello »: le « château des merles », (Potin de la Mairie attribut le nom à « Maris Castellum » qui veut dire « la mer du château ») devenu au fil des temps “Merle le Catel, Mercatel, Mercastel“, aujourd’hui hameau de Villers-Vermont, canton de Formerie (60), à l’origine village du pays de Bray , dépendant du doyenné de Bray , évêché de Beauvais, et du bailliage d’Amiens, prévôté royale du Beauvaisis, siégeant à Grandvilliers.

             Le fief de Mercastel appartenait à une famille de ce nom qui, originaire d’Angleterre, vint s’y établir au milieu du onzième siècle.
             Le plus ancien connu est Antoine de Mercastel, chevalier banneret, seigneur de Mercastel, Saint-Maurice, Villers-Vermont et Doudeauville, dit comte de Mercastel, qui  épousa par contrat passé le jour de l’octave de la fête Saint-Paul, au mois de juillet, le 12 de la lune, Marguerite d’Allingues de Salvaing  (Armes : « d’or à l’aigle éployée de sable, becquée, membrée et diadémée de gueules, à la bordure d’azur semée de fleurs de lys d’or. »), d‘une famille du Dauphiné. Il accompagna Godefroy de Bouillon, duc des Francs et de Basse Lorraine, à la première croisade, fut blessé à Constantinople et se rendit maître du Saint Sépulcre en 1099 avec le corps d’infanterie qu’il commandait, ses écuyers et vingt-quatre sergents qui marchaient sous sa bannière, rouge, blanche et verte.

Armes: « d’argent à trois croissants de gueules, deux en chef & un en pointe. ». Cri et devise: « Hongne qui vonra. » Supports : deux lions. Cimier : un château surmonté d’un merle.

Branche Originelle

1. Antoine, seigneur de Mercastel, Saint-Maurice, Villers-Vermont et Doudeauville, chevalier banneret, capitaine de cent hommes de pied, qui alla en Terre Sainte en 1200 avec sa bannière. En 1219, il y a une donation de Thomas de Campeaux à l’abbaye de Saint Germer de deux pièces de la mouvance de Wibert de Saint-Samson comme le dit les textes : « de consensu domini Ricardi de merle castello quem dominus tibentus miles Jherolisam profectus in terram ruam reliquero custodiondum ». Soit : « avec le consentement du sieur Richard de Mercastel à qui le sieur Wibert de Saint-Samson, chevalier, croisé à Jérusalem a confié la garde de sa terre. » On ne sait qui est ce Richard de Mercastel.

Il est dit issue des 1ers par divers degrés. Il est le père de:

2. Pierre de Mercastel, seigneur des mêmes lieux, capitaine de 100 hommes d’armes, et fut au croisade avec ses écuyers. Il est marié à Béatrix des Quesnes1, issue des ancien comtes de Breberat, (Armes : « d‘argent à la croix de gueules fretté d‘or. »). Il est décédé le 1er avril 1269, et fut inhumé dans la nef de l’église de Villers-Vermont.

« SCI JITTE HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR PIERRE DE MELLECHASTEL ESCUYER QUI TREPASSA EN L’AN DE GRÂCE M.CC.LXIX LE PREMIER IOUR D’AVRIL, ET NOBLE DAME BÉATRIX D’EQUENNE SA fAME QUI TREPASSA EN L’AN DE GRÂCE M.CC.XCV. LE QUATRIEME IOUR D’OCTOBRE. DIEU AIE MERCI DE LEURS ÂMES. » Il eut pour fils :

3. Wautier de Mercastel, dit le Hardi, seigneur des mêmes lieux, capitaine de cent hommes. Il acquit, par contrat de Juin 1293 la terre et seigneurie de Signy (Seigny ?), qui fit partie depuis de la seigneurie de Mercastel. Il se distingua dans la sixième croisade et fut choisi avec tous ses écuyers pour accompagner Saint Louis à la septième. Celui-ci le décora du titre de comte et baron, pour en jouir lui et ses descendants de première lignée, en récompense de ce que lui et ses prédécesseurs l’avaient fidèlement servi au péril de leurs vies dans toutes les conquêtes d’outre mer, leur permettant de porter pour attribut à leurs bannière, rouge, blanche et verte, qui est leurs livrées, d’un côté et d’une pique de l’autre :

                   “  Louis, par la grâce de Dieu, roy de France, à tous les présents et à venir, sçavoir faisons, nous convient et appartient à notre ami sire de Mercastel, dit le Hardi, chevalier banneret, sans reproche en son tournoi, sans jamais avoir fait faute, noble gentilhomme de nom et de cri renommé, de haut parage, l’ayant choisi pour mon veage et pèlerinage de la terre Sainte, je le vis bien loyalement tout en pres besogner dans le danger par de beaux faits d’armes, tenant dans sa main son pennon à deux lances, vertes et rouges et blanches, parsemé en croix et devise de la chevalerie, la conduisant à l’honneur de faire lignage de la terre Sainte étant fort assailli en maints lieux et sur le pont de Taillebourg je le guetois et ne demeura mi prins et le seignor sans peur revint avec es vasseaux et nombre d’infanterie, ses harnois, sa cote d’armes de drap et de fourrure blanche et rouge pour ce est il considère et les bons services qu’il nous a rendu à véage et pélerinage de terre Sainte ses ayeux à la guerre ensemble avé tant de qualités. Voulons l’élever, accroitre et décorer d’honneur, prérogatives avons celui de notre grâce, libéralité, puissance autorité souveraine, fait et fesons et creons notre vaillant chevalier de Mercastel hardy banneret et sans reproche, parain de son hamel du titre de Comte et de Baron chrétien pour lui, ses descendants de première lignée comme distinction sans qu’on hogne au contraire qu’il boute en pres de l’écusson d’argent à trois croissants rouges, la bannière de Jérusalem pour marque de beaux faits et surtout qu’il ne soit donné aucun d’estourbie en manière que ce soit nobostant quelques ordonnances, mandements ou défenses, que ce soit pour les vies perdurables. Tel est notre bon plaisir. Donné l’an de grâce de notre règne, le samedi après l’octave de pâques, mil deux cent quarante deux.”

Il est père de :

4. Richard de Mercastel, seigneur d’Héricourt et de Mercastel, bailli de Senlis, titré de “brave chevalier”, titré maître d'hôtel de Jean d’Artois (arrière petit fils de Robert d’Artois, frère de Saint Louis). Il figure en 1337 au rôle des nobles et fieffés du bailliage d’Amiens. Il se maria le jeudi avant la fête de Noël à une demoiselle d’Aubigné (de la famille d’Aubigné, en Anjou, qui donnera notamment le poète Agrippa d’Aubigné et sa petite fille Françoise, plus connue sous le nom de marquise de Maintenon, (Armes : « de gueules au lion d’hermines, couronné, armé et lampassé d’or. »). Dont :

5. Robin de Mercastel dit, comte des dits lieux, Il se maria en 1305 avec Marguerite de Bailleul2, dame de Bailleul-sur-Thérain, en partie (Armes : « d’or à trois écussons de gueules. »). Robert fut tué dans la bataille de Brignais, en 1360. Dont :

6. Robert I de Mercastel3, écuyer, seigneur desdits lieux. Il fut écuyer sous Gilles de Chin, chevalier, 1380. (Ms de la Bibl. Roy.). Dans une lettre de rémission de 1368 sont cités: “... Jean Hauchet, écuyer, lequel accompagné de Mathieu Hauchet, son frère, et de Robert de Mercastel, son cousin, écuyer, trouva le dit Martin au terrain de Buicourt de la paroichie de Bricourt en le comté de Clermont... et se combattirent l’un l’autre tant que le dit Martin fust féru en telle manière qu’il mouru en la plase.... Nous... de ce avons quittez, remis et pardonné... pourveu que il yront à Notre-Dame de Boulogne en pèlerinage et offeront à l’autel deux torches allumées et de ce rapporteront certification du bailliage d’Amiens.”. De sa femme qui nous est inconnue, il eut :

7. Robert II de Mercastel, baron et seigneur des dits lieux, vaillant capitaine, combattit à la bataille d’Azincourt, en 1415, où il fut blessé. Il se maria, en 1404, à la très haute et très puissante Ne de Milly. (Armes : « de sable au chevron d’argent. »). Dont:

8. Jean Ier de Mercastel, baron et seigneur de Mercastel, chevalier, seigneur de Villers-Vermont, capitaine d’hommes d’armes. Il prend pour épouse en 1449 Ne de Belleval, dame de Bonvillé4, fille de Jean de Belleval, écuyer, seigneur de Belleval-en-Vimeu, capitaine de vingt-quatre arbalétriers servant à défendre le château de Crotoy (Armes : « de gueules à la bande d’or, accompagnée de sept croix potencées de Jérusalem, quatre & trois. », qui étaient celles des comtes de Ponthieu avec une brisure et que le dit Jean de Belleval abandonna pour adopter celles de sa femme) et de Jeanne de Fricamps, dame de Montsarville, Thibouville & Fontaine-la-Soret, en Cotentin et dernière de son nom.(Armes : « de gueules, semé de croisettes recroisetées au pied fiché d’or, à la bande de même brochant sur le tout. », qui devinrent, dès le commencement du XVe siècle, celle des Belleval)) Une sentence de la sénéchaussée de Ponthieu, de l’an 1449, prononce que ledit seigneur de Mercastel et ladite dame son épouse, étant très nobles, ne doivent pas payer d’impôts. Ce fut aussi avec ce Jean de Mercastel que débutent les preuves de noblesse de 1668. Ils eurent :

- Jean de Mercastel, qui suit. - Isabeau de Mercastel, mariée à N. de Coeurver (Armes : « d’argent à trois cœurs de sinople couronnés d’or, deux & un. »).

9. Jean II de Mercastel dit Gallois, baron de Mercastel, capitaine d’hommes d’armes des ordonnances du Roy. Il épouse en 1474 noble Jeanne d’Abancourt, fille de Guillaume d’Abancourt, chevalier, seigneur d’Abancourt et de Courcelles (Armes : « d’argent à une aigle éployée de gueules. »), et de Guillemette Paynel, (Armes : « d’or à deux fasces d’azur, accompagnées de neuf merlettes de gueules, rangées en orle. »). Il rendit foi et hommage de sa terre de Mercastel en 1474 et reçut le dénombrement d’un fief qui en relevait, où est encore le sceau entier de ses armes, représentant un écusson renversé d’argent, à trois croissants de gueules, avec les attributs. Il fut homme d’armes de la compagnie de Robert du Quesnoy à la montre du 2 décembre 1475. Il est père de:

- Etienne de Mercastel qui suit. - Adrien de Mercastel, chevalier de Malte. - André de Mercastel, chevalier de Malte. - Perceval de Mercastel, seigneur de Saint-Samson en partie, assista en 1507 à l’assemblée de Gerberoy, pour l’état de la noblesse5. - Catherine de Mercastel. Elle épousa Adrien de la Rue, écuyer, seigneur de la Motte, fils de Nicolas de la Rue, seigneur de la Motte, Courcemmes, etc. (Armes : « d’argent à trois fasces de gueule. »), et de Jeanne le Prevost. - Blanche de Mercastel, dame de Bailleul-sur-Thérain, mariée vers 1497, à Jean du Mesnil, écuyer, seigneur du lieu (Armes : « d’Azur, à trois cygnes d’argent, couronnés et colletés d’or posés deux et un. »). - Isabeau de Mercastel.

10. Etienne de Mercastel, écuyer, comte du dit lieux, seigneur de Saint-Maurice, Signy, Villers-Vermont, Doudeauville et Monceaux, décédé entre 1549 et 1551. Il est le grand prévôt des maréchaux en Île-de-France et le prévôt des maréchaux en Picardie jusqu’en 1546, où il est remplacé par Jean Callippe. Il se maria par contrat du 21 avril 1500, devant Jean Durandel l’aîné et Huchen Hocqueton, tabellions jurés par le Roy pour la vicomté et ressort de Neufchâtel, à Françoise de Cœurver, décédée en 1556 ou début janvier 1557, fille d’Henri de Cœurver6, écuyer, seigneur du Manoir-Denier (Armes : « d’argent à trois cœurs de sinople couronnés d’or, deux & un. »), et de Jeanne Lauvergnois. Les témoins furent Adrien d’Abancourt, seigneur du lieu, Adrien d’Abancourt, fils du précédent, seigneur de Maucomble, David de Cacheguy, seigneur du lieu, Nicolas de Pardieu, seigneur de Grattepanche, Jean de Belleville, seigneur du lieu, Jean de Bruneval, seigneur du Quesnay et Gilles de Beauvisage, Marie de Coeurver et son mari Guillaume d’Occoches, écuyer, seigneur du Hamel. Il fut père de:

- Antoine de Mercastel, auteur de la branche aînée, qui suit. - Florent de Mercastel, auteur de la branche des seigneurs de Croixdalle, qui suivra - Rolland de Mercastel, auteur de la branche des seigneurs de Montfort, qui suivra - Marguerite de Mercastel, mariée le 8 décembre 1523 Christophe de Cacqueray, écuyer, sieur de Bézu, décédé vers 1535, fils puîné de Jehan de Cacqueray, sieur de Vimont (Armes : « d’or à trois roses de gueules deux & un. »), et de Jehanne de Bouju (Armes: « de gueules à trois chevrons d’or. »). Elle se remaria, le 25 mai 1535, où elle reçu 1000 livres de dot, à Marc de Moret, écuyer, seigneur de Réau et de Saint-Désiré. - Jean de Mercastel, seigneur du Manoir-Denier, reçu chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, en 15247, puis chevalier de Malte en 1536. Il fut blessé à la bataille de la Canée, sur l’île de Chypre, où il reçut deux coups de feu. Il est présent à la montre de Montdidier, le 26 janvier 1550, comme homme d’armes du régiment du Dauphin. - Denise de Mercastel, mariée le 3 août 1541, au château de Mercastel, à Edmond de Rémy de Courcelles, fils de Guillaume de Rémy, seigneur de Boves et de Montigny (Armes : « d’hermines à l’écu de gueules. »), et d’Ysabeau d’Herbaumé (Armes : « d’argent à la fasce de gueules. »). Il est né vers 1520 et il est décédé avant 1578. - Gilles de Mercastel, écuyer, seigneur du lieu. Il est présent à la montre de Montdidier, le 26 janvier 1550, comme homme d’armes du régiment du Dauphin. - Adrien de Mercastel, écuyer. - Pierre de Mercastel, écuyer, puis moine. - Françoise de Mercastel, marié à Nicolas de Regnard, écuyer, seigneur du Busc (Armes : « d’argent, à une hermine de sable, au chef de gueules, chargé d’un lion passant d’or. »).

Branche Aînée

11. Antoine de Mercastel8, comte de Mercastel, chevalier, seigneur de Doudeauville, de Saint-Maurice, Signy, Mercastel, du Manoir-Denier, Monceaux, du Mesnage et de Malleville, procureur en 1543. Il est présent à la montre de Montdidier, le 26 janvier 1550, comme homme d’armes du régiment du Dauphin. Il épousa par contrat du 19 avril 1547, reçu par Baudoin et Marchand, notaires à Amiens, à Marguerite Frérot, fille d’Antoine Frérot, chevalier, seigneur de Guyancourt et d’Estrées (Armes : « d’azur à deux amours d’argent soutenant un cœur de gueules.»), et d’Antoinette de Saisseval. De se mariage est sorti:

- Arthus de Mercastel, qui suit. - Nicolas de Mercastel, auteur de la deuxième branche aînée. - Adrien de Mercastel, chevalier, seigneur du Manoir-Denier et d'Auxy-en-Bray, il a pour épouse Françoise de Berle, dame d'Auchy. Elle est veuve de René de Gaillardbois. Sans postérité connu. - Marie de Mercastel, elle épousa Jean de Sarcus, écuyer, seigneur du Cartier au comté d’Eu, fils de feu Ambroise Ier de Sarcus, écuyer, seigneur de Saint-Gratien, Courcelles-sous-Moyencourt, lieutenant de 500 hommes de guerre pendant le siège de Péronne, puis de 1000 hommes sous la charge du seigneur de Saisseval. (Armes : « de gueules, au sautoir d’argent, cantonné de quatre merlettes de même. »), et de Jeanne d’Estrées. (Armes : « d’argent fretté de sable au chef d’or chargé de trois merlettes de sable. »). Elle se remaria par contrat du 20 janvier 1571, à Grandvilliers, à Charles de Monsures, fils de Jacques de Monsures, écuyer, seigneur de Brassay. (Armes : « de sable à la croix d’argent chargée de cinq fermaux de gueules. »), et de Marguerite Coignet, dame de Brassay. - Anne de Mercastel, mariée à Claude de Malleville, écuyer, sieur d’Amerville et de la Fosse, fils d’Adrien de Malleville, et de Renée Druel.

12. Arthus de Mercastel, écuyer, seigneur de Doudeauville, Monceaux, Villers-Vermont, en partie, le Mesnage. Il meurt le 30 avril 1579, inhumé dans le chœur de l’église de Villers-Vermont.

“CY GISENT LES CORPS DE ARTHUS” “ DE MELLECHASTEL - EN SON VIVANT ES” “ SEIGNEUR DU LIEU - DE DOUDEAUVILLE EN BRAY -” “DE MONCEAUX - DE VILLERS-VERMONT - “ “ EN PARTIE - LEQUEL - DECEDA “ “ LE DERNIER JOUR DAVRIL DE LAN “ “MIL CINQ CENTS SEPTANTE ET NEUF” “ ET DE” “DEMOISELLE CHRISTINE DESPINAY” “SA FEMME - LAQUELLE - DECEDA LE“ “DIX HVICTIESME DE DECEMBRE - MIL” “SIX CENTS TRENTE TROIS - APRES” “AVOIR PASSE CINQUANTE QUATRE ANS” “EN HONORABLE VIDUITE -” “PRIEZ DIEU POUR LEURS AMES”

Il se maria par contrat du 18 novembre 1577 reçu par Lemaire, notaire à Rouen, Christine d’Espinay Saint-Luc, dame de Lamelin, fille de Magdelon des Hayes, seigneur d’Espinay Saint-Luc et de la Melleray (Armes : « d’argent au chevron d’azur chargé de onze besants d’or, trois mal ordonnés au centre et quatre en deux pals sur chaque montant du chevron. »), et de Marie de la Viefville (Armes : « fasce d’or & d’azur de huit pièces, & trois annelets de gueules posés en chef, brochant sur les deux premières fasces. »). Lors du mariage, il fut présent, Eustache d’Espinay Saint-Luc, seigneur d’Espinay Saint-Luc, de Lignery et de La Melleray, Jacques de Moy, chevalier de l’ordre du Roy, seigneur de Riberpré, Jean de Mailly, chevalier des Ordres, seigneur de Belleville, Bonne d’Espinay Saint-Luc, veuve de Mathieu de Béthencourt, seigneur de Folleville, François d’Espinay Saint-Luc, gentilhomme de la Chambre du Roy. Christine d’Espinay Saint-Luc décéda le 18 décembre 1633. Dont l’unique :

13. Antoine de Mercastel9, chevalier, seigneur de Mercastel, Monceaux, Villers-Vermont, Courcelles-Rançon, Doudeauville en partie, capitaine au régiment de Beauvau, puis de Saint-Luc. Il est décédé avant 1647. Il se maria par contrat du 23 septembre 1603 devant Leblanc et le Courier, notaires à Saint-Saëns à Françoise Langlois, dame de Beaucamp, du Parc-Notre-Dame et du Bosc-Michel10, fille unique de Zenon Langlois, écuyer, seigneur de Boismesnil, de Beaucamp, du Parc-Notre-Dame et du Bosc-Michel, et de Péronne Morel, dame de Beaucamp (Péronne Morel s’est mariée en deuxième noce à Gabriel de Limoges, chevalier, seigneur de Saint-Saëns, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy). Dont:

- André de Mercastel, qui suit - Gabrielle de Mercastel11, elle épouse par contrat, en 1642, passé à Saint-Maurice, Antoine de Cannesson, chevalier, seigneur de Bellefontaine, Cany, Estalmainil, Faveille, Bicourt, vicomte de Grandsart, fils de François de Cannesson, écuyer, seigneur de Bellefontaine, Grandsart, Estalmainil, Bicourt, Quemcourt, Faveille. (Armes : « d’azur à trois couronnes d’or. »), et de Catherine de Halescourt, dame de Cany. - Nicolas de Mercastel, il est placé sous tutelle par décision de 1647 de sa mère, Françoise Langlois et de son beau-frère, François de Ricarville. - Adrien de Mercastel, il fut reçu chevalier de Saint-Jean de Jérusalem12, en 1666, puis chevalier de Malte le 8 octobre 1688. - Catherine de Mercastel, mariée à François de Ricarville, chevalier, seigneur du lieu et de Maimbu, fils de Florestan de Ricarville (Armes : « d'argent à la bande de sable denchée, accompagné à dextre de trois anneaux de gueules, à senestre de trois anneaux de même rangés en orle. »), et de Péronne de Fautereau (Armes : « d'azur à trois croissants d'or, deux & un. »), il est veuf d'Anne de La Chaussée d'Eu.

14. André de Mercastel, chevalier, seigneur de Doudeauville, Saint-Maurice, Le Vallalet, Fontenay, Bellosanne, Mercastel, Villers-Vermont. Il est capitaine de cavalerie dans le régiment de Clères. Il fonda en 1664 la chapelle de la Sainte Trinité au Château de Mercastel. Il vendit le 24 mai 1678, avec son fils François, la ferme picarde de Doudeauville à Nicolas de La Houssoye. Il décède le 23 janvier 1697 à Villers-Vermont, inhumé dans l’église. Il se marie par contrat du 11 août 1652 devant Duponchel à Gaillefontaine, à Marie Claire ou Claude d’Alléaume, fille de Charles d’Alléaume, écuyer, seigneur de Beaupréau, conseiller au parlement de Rouen et président aux requêtes du palais (Armes: « d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux roses & en pointe d’un oiseau, la tête contournée, surmontée d’une étoile, le tout du même. »), et d’Anne Besnard de Lepinay. Elle décède le 10 mai 1714 à Mercastel. Le partage des biens d’André de Mercastel et de Claire d’Alleaume eut lieu le 7 juin 1732. De ce mariage est issue:

- Charles de Mercastel. - Louis de Mercastel, baptisé à Villers-Vermont, le 26 janvier 1656. Il avait pour parrain Louis d’Espinay Saint-Luc, chevalier, seigneur et marquis de Lignery, et pour marraine, sa tante Gabrielle de Mercastel. - Angélique de Mercastel, baptisée à Villers-Vermont, le 4 mars 1658. Elle avait pour parrain François de Mercastel, écuyer, seigneur de Doudeauville, et pour marraine Angélique de Villepoix. - Louis Antoine de Mercastel, né le 14 septembre 1662 à Villers-Vermont. Il est reçu page en la grande écurie du Roi le 1er janvier 1680. Il avait pour parrain, Louis du Prat, marquis de Nantouillet et de Vitteaux et pour marraine Marie de Ricarville. Il est probablement le Antoine de Mercastel décédé le 19 janvier 1693, inhumé à Villers-Vermont. - François de Mercastel, qui suit - Marie Thérèse de Mercastel, décéda le 25 septembre 1739 à Rouen. Elle se marie le 30 avril 1693 à Villers-Vermont, avec 30000 livres de dot de son père, et 1000 de son cousin François de Mercastel, écuyer, seigneur de Doudeauville, et en présence de Charles d’Alléaume, seigneur de Trefforest, à François Aloph de Monsures, écuyer de la petite écurie du Roy, seigneur d’Auvilliers, fils de François de Monsures, écuyer, seigneur d’Auvilliers (Armes : « de sable à la croix d’argent chargée de cinq fermaux de gueules. »), et de Marguerite de la Lane. Il meurt assassiné, à Paris, le 21 juin 1695. - André Joseph, chevalier de l’ordre de St Jean de Jérusalem, reçu en 169013. Il meurt avant le 24 mai 1706, marié par contrat du 21 février 1705 à Abbeville, à Marie Elisabeth de Mailly, fille d’Antoine de Mailly, marquis de Haucourt, Saint-Michel d’Halescourt, Villedieu, Saint-Léger, Assigny, Guillencourt, Brunville, Biville, baron de Saint-Amand (Armes : « d'or à trois maillets de sinople. »), et de Marthe de Beuzelin. Elle de remaria, par contrat du 24 mai 1706, à Jean Baptiste de Hangest. - Jean Baptiste Adrien de Mercastel, il est né le 6 mai 1669 au château de Mercastel à Saint-Maurice. Il meurt 8 février 1754 à Rouen, son cœur fut transporté le 9 juillet 1754, en l’église de Villers-Vermont, en présence de Jacques Augustin de la Barberie, chevalier, seigneur de Refuveille. Il fut prêtre à l’oratoire de Rouen, en passant avant ses humanités au collège de Vernon. C’est un savant mathématicien, surtout pour son mémoire intitulé Arithmétique démontrée de 173214, imprimé chez Cabut. (Mémoires Biographiques et littéraires par Ph. J et Vt Guilbert, T. 2), il fut professeur à Riom, puis à l’université d’Anvers15. Il fut reçut à l’académie des Sciences, des lettres et des arts de Rouen, qui venait d’être crée en 1744. - Françoise de Mercastel, religieuse de l’ordre de Fontevrault. - Jacques Timoléon de Mercastel.

15. François de Mercastel, chevalier, seigneur de Villers-Vermont, Doudeauville, Courcelles-Rançon, Fontenay, Saint-Maurice, Ravine, Brémontier, et les Iles. Il est né vers 1667 et est décédé en Allemagne au service du Roy. Il vendit le 24 mai 1678, avec son père, la ferme picarde de Doudeauville à Nicolas de la Houssaye, fermier des logis de la Reine. La terres de Doudeauville se composait de deux grandes fermes, l’une dite la “ferme normande”, l’autre la “ferme picarde”. La ferme normande avait été acquise par Jacques de la Houssaye, d’un membre de la famille de Mercastel, d’où il résulte qu’Anne de Cacqueray, née d’Orillac, était instituée tutrice de ses enfants mineurs. Cité dans un acte “ès pleds du bailliage et vicomté de Gournay tenus le 1er juillet 1690 « instituant Anne de Cacqueray, née d’Orillac, tutrice de ses enfants mineurs, cousins du dit François de Mercastel du coté maternel ». Il donna une cloche à l’église de Cuy-Saint-Fiacre en 1700. Il se maria à Marie de Luppé, décédée le 18 novembre 1716, fille de Bernard de Luppé, chevalier, seigneur de Castillon, la Motte Pouillon, Bonnefont, capitaine de milice au siège de Dax. (Armes : « d’azur à la bande d’or. »), et de Marguerite de Poulhaut (Armes : « échiqueté {ou losangé} d’or et de gueules. »). Elle est veuve de François Poisson, chevalier, marquis du Mesnil, lieutenant-général de la cavalerie du Roy du Danemark, chevalier de l’ordre de l’éléphant et ministre d’état au royaume du Danemark. Dont :

16. François de Mercastel, chevalier, seigneur de Villers-Vermont, Doudeauville, Courcelles-Rançon, Fontenay, Saint-Maurice, Ravine, Brémontier, et les Iles, décédé le 3 décembre 1755, au château de Mercastel, inhumé le 15 décembre 1755, dans le chœur de l’église de Villers-Vermont, en présence de Timoléon Antoine Joseph François Louis Alexandre d’Espinay Saint-Luc, comte d’Espinay, marquis de Lignery, de Nicolas Louis de la Rue, écuyer, seigneur de Héricourt, chevalier de l’ordre de Saint-Louis et de François colonel marquis de Grasse, dit parent du défunt. Il se maria par contrat du 21 février1708 devant Bellanger, notaire à Paris et Saint Sulpice, à Marie Jeanne Poisson du Mesnil, sa demi soeur, ancienne demoiselle de Saint-Cyr. Elle est née en août 1682. Elle est décédée 2 septembre 1767 à Paris, inhumée à Saint-Jacques-Du-Haut-Pas. Elle est la fille de François Poisson, marquis du Mesnil (Armes : « de gueules à trois coquilles d’or, surmontées d’un dauphin d’argent. »), et de Marie de Luppé (Armes : « d’azur à la bande d’or. »). Dont :

- Marie Rose Renée de Mercastel, dame de Mercastel et de Doudeauville en Artois. Elle est décédée 10 juillet 1786 à Paris par contrat du 7 juin 1732 devant Roger, notaire à Paris et le 23 à Mercastel à Jacques de la Barberie, chevalier, seigneur de Refuveille, lieutenant-général des armées du Roy et capitaine aux gardes françaises (Armes : « d’azur au lion d’or tenant dans sa dextre une épée haute d’argent et un chef du même chargé de trois mouchetures d’hermines de sables. »). Il est le fils de Thomas de la Barberie, chevalier, seigneur de Reffuveille, et d’Anne Gaudin. Il est décédé le 2 juin 1745 à Templeuve-sous-Tournai, inhumé à Blandin (Belgique) suite des blessures reçut à Fontenoy. Marie Rose Renée reçut une rente de 1200 livres sur le trésor royal après le décès de son mari. - Ne de Mercastel, décédée le 3 septembre 1767 au château de Mercastel, inhumée dans le chœur de l’église de Villers-Vermont.

Deuxième branche aînée

12. Nicolas de Mercastel, seigneur de Mercastel, Saint-Maurice, Doudeauville, Monceaux, Courcelles-Rançons, Villers-Vermont, en partie. Fils d’Antoine de Mercastel et Marguerite Frérot de Guyencourt. Il meurt en 1631. Il épousa par contrat du 15 mai 1621 reçu par d’Amiens, notaire à Abbeville, à Gabrielle de Menantel, dame de Bellepance, fille de François de Menantel, écuyer, seigneur de Saint-Denis (Armes : « de gueules, à trois lions rampants d’or armés et lampassés de sable. »), et de Marguerite Blondel. Ils eurent comme témoins de mariage André de Mercastel, frère du marié, Jérôme Blondel, prieur de Lucheu et Nicolas de Cacheleu, écuyer, seigneur de Maisoncelles. De se mariage est issue l’unique :

13. François de Mercastel, écuyer, seigneur de Doudeauville, Monceaux, Villers-Vermont, en partie, Courcelles-Rançon, les Isles, Brémontier, Ravines, Saint-Maurice. Il est né le 25 Octobre 1629. Il se maria par contrat le 9 mai 1662, reçu par Langlois, notaire à Gournay en Bray, à Marthe ou Marie de Dampierre, fille de Jacques de Dampierre, seigneur de Brémontier, les Isles, Bellosanne, du Manoir, etc. (Armes: « d’argent à trois losanges de sable. »), et de Madeleine de Chaudet. Lors de se mariage fut présent Anne Florimond de Monsures, seigneur de Brassay, Nicolas le Bourracher, seigneur du Launay, Antoine de Carvoisin, seigneur de Bellefontaine, Philippe et Jacques de Dampierre, frères de la mariée, Adrien de Grouchy, Dominique de Chaudet, Jacques Filleul, Jean de Héricourt, Jean Coignart, abbé de Bellozanne et aumonier du Roy. D’où :

14. Jacques de Mercastel, né le 4 janvier 1663, à Bellosanne, y demeurant. Il est capitaine de cavalerie dans le régiment de Palaiseau et reçu page en la petite écurie du Roy le 1er janvier 1680. Il avait pour parrain son grand-père, Jacques de Dampierre, et pour marraine Claire d’Alléaume.



Et dans la descendance:

- François de Mercastel, chevalier, seigneur de Doudeauville, Grumesnnil, Courcelles-Rançon en partie. Il est né en 1729 et décédé après 1751. Il fut parrain d’une cloche à Gournay-en-Bray en 1735.

Branche des seigneurs de Croixdalle

11. Florent de Mercastel, écuyer, comte de Mercastel, seigneur de la Haye, de Courcelles et par achat, en 1548, de Houquetot, terre dont la suzerainté appartient à Diane de Poitiers. Il est le fils d’Etienne de Mercastel et de Catherine de Cœurver. Il est reçu chevalier de Malte, en 152416. Il fut major d’infanterie, et fut blessé à la bataille donnée contre les Impériaux à Metz en 1554. Il se maria en 1547 à Antoinette Alexandre, fille de Louis Alexandre, écuyer, seigneur du Vivier (Armes : « d’argent à l’aigle éployée de sable, becquée et membrée de gueules. »). De se mariage est issue :



- Gabriel de Mercastel, qui suit - Rolland de Mercastel, qui suivra. - Guillaume de Mercastel, écuyer, marié à Marie Routier, fille de Jean Routier, écuyer, seigneur de Bernarpré, archer des gardes du corps du Roy. (Armes : « d’azur à une fasce d’argent, chargée de trois roses de gueules & accompagnée de trois coquilles d’or, deux en chef et un en pointe. »). - Madeleine de Mercastel, héritière en partie de Françoise de Cœurver, sa grand-mère, mariée en 1577 à Antoine d'Abancourt17, seigneur de Fricourt. (Armes : « d’argent à une aigle éployée de gueules.»). Il est le fils de Jean II d'Abancourt, seigneur de Courcelles et de Fricourt et de Suzanne Couet. Un acte du 5 Février 1601, il est cité Pierre d’Abancourt, écuyer, seigneur du lieu, et Madeleine de Mercastel.

12. Gabriel de Mercastel, écuyer, épousa Marie du Mesnil. Dont :

- Antoinette de Mercastel, épousa, le 10 juin 1617, François, bâtard de Rochechouart, écuyer, seigneur de Fricourt et de la Motte, fils naturel de François de Rochechouart, seigneur de Jars, Montmerault et de Marseilles, gentilhomme de la chambre du Roy (Armes : « fascé ondé d’argent et de gueules. »), et de Suzanne du Mesnil-Simon18. - Charles de Mercastel, écuyer, seigneur de Montfort. - Suzanne de Mercastel.

13. Rolland de Mercastel, comte de Mercastel, chevalier, seigneur de la Haye. Il fut lieutenant-colonel d’infanterie, et a été blessé à la cuisse à la bataille d’Arques, en 1589. Il suivit Henri IV et se distingua au siège de Paris, bien que vieux. Il se maria vers 1575 à Marie de Monsures, fille de Jacques de Monsures, écuyer, seigneur de Villers-Vermont (Armes : « de sable à la croix d’argent chargée de cinq fermaux de gueules. »), et de Marguerite Cannet (Armes : « d’azur à une fasce d’or chargée de trois vanes de sable, becquées et membrées de gueules. »). Il se remaria, par contrat du 19 juin 1615, à Barbe Chauvel (Armes : « d’argent à l’arbre de sinople soutenu d’un vol de sable & accosté de deux croissants de gueules. »). Dont du deuxième lit:

- Jean de Mercastel, qui suit. - Antoine de Mercastel.

13. Jean de Mercastel, écuyer, seigneur de la Haye, mousquetaire de la garde ordinaire du Roy et lieutenant-colonel d’infanterie. Il fut baptisé le 3 mars 1616, en l’église Saint-Martin d’Haussez, le parrain fut Jean de Mercastel, et la marraine Marie d’Abancourt, inhumé le 12 octobre 1669, à Baillolet. Il justifia de sa noblesse en 1666, lors des recherches des usurpateurs de noblesse. Il s’est marié par contrat du 27 mai 1645, passé devant Pierre Gouppin et Nicolas Garin, notaires à Beauvais, à Nicole Suzanne de Lombelon19, décédée, à Baillolet, le 20 juillet 1684, le témoin étant le chevalier Christophe du Héron-Coudray, fille d’Isaac de Lombelon, écuyer, seigneur de la Ferté (Armes : « de gueules au chevron d’or. »), et de Marie du Val. A la mort de son mari, la dame de Lombelon renonça à l’héritage de Jean de Mercastel20. D’où :

- Louise de Mercastel, baptisée le 21 mars 1646, à Baillolet, le parrain étant Adrien le Bon, la marraine étant Louise de Saint-Ouen. - François de Mercastel, baptisée le 17 avril 1647, à Baillolet, le parrain étant François le Moyne, écuyer, seigneur d’Abancourt, la marraine étant Anne Gosmard. - Marie de Mercastel, baptisée le 11 octobre 1649, à Baillolet, le parrain étant Nicolas de Saint-Ouen, écuyer, et la marraine étant Marie de Lombelon. - Marguerite de Mercastel, baptisée le 15 octobre 1651, à Baillolet, le parrain étant Louis de Crény, la marraine étant Marguerite de Saint-Ouen. - Marie de Mercastel, baptisée le 7 avril 1653, à Baillolet, le parrain étant François Benard, la marraine étant Marie du Val. - Pierre de Mercastel, baptisé le 1er ou le 2 avril 1654, à Baillolet, le parrain étant Pierre de Masquerel, la marraine étant Marie le Moyne. - Anne de Mercastel, baptisé le 3 mai 1661, à Baillolet, le parrain étant Anne de Dampierre, la marraine étant une demoiselle de Dampierre. - Anne de Mercastel, baptisée en mai 1663, à Baillolet, le parrain étant Pierre le Brument, sieur de la Basse-Boulogne, et de Anne le Bon.

14. Charles de Mercastel, écuyer, seigneur de la Haye, sieur de Clais. Il fut page du Roy en 1680, capitaine d’infanterie et chevalier de Saint-Louis. Il est né en 1663, décédé le 16 juillet 1695, inhumé le 17 à Baillolet, par monseigneur Alexandre, curé de Douvrend. Il se maria en première noce, par contrat du 15 février 1685, reçu par les tabellions de Saint-Valéry-en-Caux, la cérémonie ayant lieu le 25 février 1685, à Baillolet, à Agnès le Prevost de Romerel (Armes : « écartelé aux un & quatre de sable à la bande d’argent, chargée de trois mouchetures d’hermines de sable; aux deux & trois d’argent à trois bandes d’azur; et sur le tout d’argent au lion de gueules, à la bordure du même. »), le témoin du mariage étant Pierre du Mesnil d’Ardoncelle. Il se remaria, le 24 juillet 1690, à Saint-Valéry, à la noble dame Louise Françoise du Mesnil d’Ardoncelle (Armes : « de sable au lion coupé d’or sur argent armé et lampassé de gueules. »), décédée le 13 août 1742, à Croixdalle, inhumée le 15 août 1742, à Baillolet, le témoin étant Charles de Mercastel, seigneur de Croixdalle, les témoins de ce deuxième mariage furent François de Mercastel, Geneviève du Mesnil d’Ardoncelle, et Charles du Mesnil d’Ardoncelle. D’où du premier lit :

- Louis Claude de Mercastel, seigneur de la Haye, garde du corps du Roy, chevalier de Saint-Louis. - Charles II de Mercastel, qui suit. - Marie Anne de Mercastel, baptisée le 17 juillet 1689, le parrain étant Jacques du Mesnil d’Ardoncelle, la marraine étant Anne de Dampierre.

Et du deuxième lit :

- Marguerite Angélique de Mercastel, baptisé le 30 mars 1694 à Baillolet et elle est décédée, le 12 Septembre 1701, à Baillolet. Elle fut inhumée le 13 septembre 1701, par monseigneur de Dampierre. Elle fut la marraine de Pierre Adam, né le 5 avril 1700, à Baillolet.

15. Charles de Mercastel, deuxième du nom, comte de Mercastel, chevalier, seigneur de la Haye, patron honoraire21 de Saint-Etiennne de Croixdalle, Aliermont, Valmeneret, terre et fief du Poirel. Il fut capitaine d’infanterie au régiment du Prat, parrain, en 1752, de la cloche de Claude Caudecotte, en la paroisse d’Avesnes-en-Val, décédé entre 1770 et 1772. Il se maria en première noce le 26 février 1715 à Villez-sous-Bailleul, à Angélique de Chevestre de Beauchesne, inhumée le 24 mai 1723, à Baillolet, fille de Charles de Chevestre, seigneur de Beauchesne (Armes : « d'azur à trois hiboux d'or, deux et un, ceux du chef surmontés d'une molette d'éperon du même. »), et d’Anne Geneviève du Mesnil. Les témoins de ce premier mariage furent : Louise Françoise du Mesnil d’Ardoncelle, Catherine de Chevestre, Claude de Chevestre d’Abloville. Il se remaria, en 1724, à Louise Françoise Nicole de Saint-Ouen, dame et patronne honoraire de Crodalle (Croixdalle), elle est née vers 1700, décédée le 7 janvier 1770, à Croixdalle, inhumée dans le chœur de l’église, le 9 qui suit, fille de François Aymard de Saint-Ouen, seigneur de Croixdalle (Armes : « d’azur au sautoir d’argent cantonné de quatre aiglons de même. »), et de Marie Toustain de Richebourg (Armes : « d’or, à la bande d’azur échiquetée d’or, de deux traits, chargée de billettes d’azur. »), Charles de Mercastel et la dame de Louise de Saint-Ouen furent en procès contre la veuve Mindorge22. Dont du premier lit :

- Marguerite Angélique de Mercastel, baptisée le 24 janvier 1717, à Baillolet, le parrain étant Pierre du Mesnil, sieur d’Ardoncelle, la marraine étant Louise Françoise du Mesnil d’Ardoncelle, inhumée le 4 août 1717, à Baillolet - Charles Théodore de Mercastel, chevalier, sieur d’Abancourt, baptisé le 29 décembre 1717, à Baillolet, son parrain étant François le Compte, sa marraine étant Marie Anne de Bras, tué le 16 juin 1743 à la bataille de Dettingen en Bavière. Il fut page pendant quatre ans de Mr le duc d’Orléans, puis ensuite aide-major dans le régiment de Chartres, infanterie. - Michel Louis Bonaventure de Mercastel, écuyer, seigneur de Saint-Etienne-de-Croixdalle, sieur d’Aliermont, garde du corps du Roi, né le 24 mars 1719, à Baillolet, baptisé le 25 mars 1719, à Baillolet, le parrain étant Michel Saillot, curé de Baillolet, la marraine étant Louise du Mesnil. Il épousa, le 26 novembre 1740, à Bouvaincourt23, Catherine Elisabeth Picquet, dame du Belloy, fille d’Antoine Picquet, chevalier, seigneur du Haut (Armes : « d’azur à la bande de gueules chargée de trois merlettes de sable. »), et d’Antoinette de Saint-Souplis. (Armes : « d’or à trois fasces de gueules, surmontées en chef d’une coquille d’azur. ») - Jean Baptiste Anne Léopol de Mercastel, baptisé le 22 septembre 1720, à Baillolet, le parrain étant Jean Baptiste de Brossard de Sayneville, la marraine étant Marie Anne de Dampierre, inhumé le 22 décembre 1721, à Baillolet. - Béatrix Angélique Thérèse Eléonore de Mercastel, baptisée le 24 novembre 1721, à Baillolet, inhumée le 24 février 1722, à Baillolet, le parrain étant Gabriel Jean Baptiste le Prevost, la marraine étant Marie Madeleine Antoinette de Chevestre. - Raphaël Cyprien Balthasard de Mercastel, baptisé le 18 avril 1723, à Baillolet, le parrain étant Pierre de Grêge, officier du Roi, la marraine étant Marie Catherine Claire Benard de Néel.

Dont du deuxième lit :

- Madeleine Françoise Thérèse de Mercastel, baptisée à Baillolet, le 6 août 1725, son parrain est Charles Théodore de Mercastel, sa marraine étant Nicole Françoise de Saint-Ouen. - Emard Nicolas de Mercastel, qui suit. - Elisabeth de Mercastel, inhumée à Baillolet, le 15 février 1727. - Marguerite Geneviève Michelle de Mercastel, elle est née le 2 janvier 1730 à Croixdalle. Elle fut admise à Saint-Cyr en 1740. Elle décéda en 1741, à Rouen. - Charles Ferdinand de Mercastel, écuyer, propriétaire à Croixdalle, né vers 1734, décédé le 29 janvier 1799, à Croixdalle24, inhumé à Croixdalle. Il fut marié à Bacqueville-en-Caux, le 4 mai 177225, à Angélique le Vaillant de Saint-Aubin, fille d’Anthoine le Vaillant, sieur de Saint-Aubin (Armes : « d'azur à un dextrochère mouvant d'une nuée du flanc senestre d'argent, tenant une épée du même. »), et de Françoise Angélique d’Imbleval (Armes : « de gueules à trois quintefeuilles d’or. »). Dont : - Marie Françoise Aimé de Mercastel, demeurant à Croixdalle, en 1799. - Ange Marie Louise Dorothée de Mercastel, née le 18 mars 1776, à Croixdalle, mariée, le 4 avril 1797, à Croixdalle, à Jacques Charles Auguste Madeleine Parmentier, propriétaire, cultivateur, née le 10 mars 1767, à Embreville, fils de Louis François Parmentier, propriétaire à Embreville, et de Marie Thérèse Fréchon de Montot. - Bruno de Mercastel, brigadier des gardes du corps, retiré du service en 1780, chevalier de Saint-Louis26. Il est décédé en 1814, sans alliance. - Félicité de Mercastel, mariée à Louis François Julliard de Manelle27, écuyer, reçu soldat du régiment de Forez, le 11 janvier 1766, puis reçu garde du corps du Roi dans la compagnie de Luxembourg, le 27 février 1784, chevalier de Saint-Louis le 12 janvier 1796. Il émigra et fit la campagne de 1792 dans l’armée des princes et fut amnistié le 21 octobre 1802. Il est né le 25 avril 1749, à Saint-Fleurant (Saint-Florent-le-Viel, Maine-et-Loire ?), résidant à Saint-Blimond, fils de Louis Michel de Julliard de Manelle, et de Jeanne Bourrée de la Renaudière.

16. Emard Nicolas28 de Mercastel, comte de Mercastel, chevalier, seigneur de la Haye, Saint-Etienne de Croixdalle, Aliermont, Valmeneret, terre et fief du Poirel, et autres lieux. Il fut capitaine au régiment d’Orléans, cavalerie, décédé en février 1799 à Envermeu29. Il demanda, en 1762, à Monseigneur de la Rochefoucauld, Archevêque de Rouen l’autorisation de placer un carcan avec ses armes et celles de Monseigneur sur la place du village de Croixdalle pour servir d’exemple aux braconniers, ce qui lui fut refusé, mais il avait ainsi excité l’animosité de la population locale. Il réécrivit à l’archevêque de Rouen le 18 janvier 1771, contre le braconnage du sieur de la Ferté30. Il fut aussi assesseur du juge de paix d’Envermeu. Lors de la période révolutionnaire, il fut inquiété par la loi sur les suspects, arrêté le 26 octobre 1793, à Boissay-sur-Eaulne31, puis il fut incarcéré au château de Mesnières-en-Bray, le 6 novembre 1793, avec sa femme. Sa demeure de Croixdalle avait été visité dès le 10 août 1793, où l’on saisit deux chiffons de papiers, deux boulets de canons et les armes gravées en épitaphe, au dessus de la porte d’entrée. En 1795, il est déclaré comme bon patriote, lors de la reconnaissance de son deuxième fils illégitime. Il se maria le 28 juin 1754, à Marie Thérèse Madeleine Henriette Gallye de Calmont, veuve de François Gallye, seigneur d’Hybouville, fille de Jean Baptiste Gallye, écuyer, seigneur de Calmont, lieutenant au régiment de Gesvres, cavalerie, neveu de Gabriel Gallye d’Hybouville, conseiller du Roy en ses conseils et grand bailli de Caux (Armes : « d’argent à la galère de sable à la bordure cousue d’or, chargée de huit tourteaux de gueules. »), et de Marie Anne du Castel. Ce couple vivaient séparément civilement32, et voulu par la dame Gallye, pour protéger ses biens contre les créancier de son mari. Le sieur de Croixdalle fut aussi en procès contre son frère Michel de Mercastel33, et son beau frère Louis François Julliard de Manelle34, lui devant 6000 livres pour le premier, et une rente de 150 livres pour le second, et Anne Charlotte de Malleville de la Fosse35, cette dernière voulant ce faire remboursé de la nourriture qu’elle apporta au cheval du sieur de Croixdalle, à hauteur de 25 sols. De se mariage est issue :

- Charles Etienne Théodore de Mercastel, chevalier, seigneur et patron honoraire de Saint-Etienne de Croixdalle, Aliermont, Valmenerey, terre et fief de Poirel. Il fut page de Monsieur le Duc d’Orléans. Il naquit le 28 mars 1755 à Envermeu, baptisé le lendemain, et il décéda jeune. - Nicolas Maximilien Onésiphore de Mercastel, qui suit.

Et deux fils illégitimes, qui perdirent leurs qualités de nobles, mais par qui la famille de Mercastel existe toujours, de Catherine Agathe Neveu, décédée le 21 juillet 1837, à Bertreville Saint-Ouen, qui exerçait le métier de commerçante, fille de Pierre Nepveu et de Marie Anne Valois, fileuse.

- Jean François Benjamin Demercastel. - Armand Demercastel, chasseur au 10ème Régiment de chasseur à cheval, médaillé de Saint-Hélène.

17. Nicolas Maximilien Onésiphore de Mercastel, comte de Mercastel, chevalier, seigneur et patron honoraire de Saint-Etienne de Croixdalle, Aliermont, Valmenerey, Catteville, terre et fief de Poirel. Il naquit à Envermeu le 18 février 1756 et décéda le 9 avril 1823, au château de Catteville. Il fut reçu chevalier de Malte de minorité. Il fut reçu page, le 1er mai 1771, de Madame, comtesse de Provence, épouse du frère du Roi régnant. Nommé sous Lieutenant du régiment Royal Champagne, cavalerie, le 4 septembre 1774. Il fut présenté, par Madame, le 24 mai 1779, dans les gardes du corps du Roi, compagnie du Luxembourg, c’est dans cette compagnie, qu’il était à Versailles, lors des journées du 5 et 6 octobre 1789. Il intégra, en 1791, la compagnie de Noailles, comme brigadier des gardes, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il fut tonsuré le 20 mars 1779, sous le numéro 5536. Pendant la période révolutionnaire, il devient maire de Tourville-la-Chapelle, et n’émigra pas. Enfin il intégra la compagnie de Raguse, le 16 juin 1814, et il s’en retira, le 23 août 1814, et il fut pensionné comme capitaine37. Il se maria, le 30 septembre 1779, à Bacqueville en Caux38, à Marie Cécile Josèphe d’Imbleval de la Frenaye (Armes : « de gueules à trois quintefeuilles d’or. »). D’où de se mariage :

- Nicolas Maximilien Joseph Victor de Mercastel, comte de Mercastel, élève à l’Ecole militaire, incorporé dans le deuxième régiment d’artillerie à pied, puis dans l’artillerie légère de la garde italienne et chevalier de la légion d’honneur avec rang de lieutenant-colonel. Il décéda à Vilna en Lituanie39. - Marie Eléonore Rosalie de Mercastel, née à Bacqueville-en-Caux, décédée le 19 mai 1860, à Tourville-la-Chapelle et dernière de sa race. Après avoir été reçu à Saint-Cyr en 1790, elle épousa, le 2 octobre 1816, Adrien de Baillard, né le 17 août 1777, fils d’Adrien Baillard, écuyer, seigneur de la Hestrelaye. (Armes : « d’azur à l’épée en pal, la pointe en haut d’argent, la garde et la poignée d’or accostée de deux fleurs de lys d’or soutenant une couronne de mesme. »), et de Marie Anne Julie Félicité d’Haucourt (Armes : « d’or, à trois pals de sable. »). Il est veuf de Geneviève Austreberthe de la Berquerie (Armes : « d’azur, à trois étoiles d’or, deux et un. »). C’était un conscrit réfractaire ayant fait partie de l’association de Georges Cadoudal. Il fut officier d’infanterie et officier de la garde nationale. Il habitait le château de Colleville en 1828. - Marie Sophie de Mercastel, née et baptisée, par le père Ratieville, le 7 septembre 1786, à Intraville, son parrain fut son frère Nicolas Maximilien Joseph Victor, sa marraine fut Marie Louise Charles Cottye de Brécourt, décédée, le 21 avril 1848, et enterrée à Tourville la Chapelle, à proximité des caveaux des de Baillard du Lys. Elle est mariée à Jean-François Fronchard. - Appoline Arsène de Mercastel, comtesse d’Arundel de Mercastel. Elle est née le 13 septembre 1787 à Intraville et décéda le 18 septembre 1848 à Intraville. Elle se maria le 13 décembre 1815 à Tourville la Chapelle à François Henri Beuve d’Arundel, comte d’Arundel et de Mercastel, Il est né le 2 août 1775 aux Vieilles-Landes et décéda le 7 décembre 1839 à Intraville. Il est lieutenant de Grenadiers de la Garde Nationale (2ème Cohorte de la 20ème légion), chevalier de Saint-Louis. Il est le fils de Louis Jacques d’Arundel d’Esquincourt de Condé (Armes : « d’argent au chevron de gueules accompagné de trois hirondelles de sable posées deux & un.»), et de Marie Anne Françoise de Miannay. - Hortense Hippolite de Mercastel, chevalier de Mercastel, artificier au deuxième régiment d’artillerie avec son frère. Il décéda à 18 ans à Venise, après la prise de Péronne.

Branche des seigneurs de Montfort40

11. Rolland de Mercastel41, auteur de la branche des seigneurs de Montfort, dont:

- Adrien Jacques de Mercastel, qui suit - Jean de Mercastel de Feuquerolles, abbé de Séry, de l'ordre des Prémontrés, sur la paroisse de Bouttencourt, au diocèse d'Amiens, de 1590 à 1597, à la suite de Jean de Fautereau, oncle de sa belle-soeur.

12. Adrien Jacques de Mercastel, chevalier, sieur des Calletots, Montfort, Puchervin, La Hétroye. Propriétaire en 1582, à la limite d'Amécourt et de Bouchevilliers (canton de Gisors), d'un pré borné par la prairie de Pierre de Roncherolles, seigneur du Pont-Saint-Pierre et de Bouchevilliers, et par les planches du Moulin aux Flaments, une partie de ce pré appartenant aux habitants de Bouchevilliers et une autre à Pierre Le Flamenc, sieur des Margottes, pré revendiqué par les habitants d'Amécourt, d'où un procès perdu par ces derniers. Il se maria vers 1575 à Claude de Fautereau, fille d'Alops de Fautereau, seigneur du Déluge et de la Pierre (Armes : « d'azur à trois croissants d'or, deux & un. »), et de Claude de Pertuis. De se mariage sont issue:

- François de Mercastel, qui suit - Damien de Mercastel, abbé de Séry, à la suite de son oncle, de 1597 à 1624. - Louise de Mercastel, baptisée à Mainneville le 12 juillet 1581. Elle eut pour parrain Nicolas le Bourracher, sieur de Saint-Pierre-ès-Champs, les marraines furent Louise de Dampierre, demoiselle de Vigneron et Renée de Gaillardbois, demoiselle de Mouthier.

13. François de Mercastel, chevalier, seigneur de Feuquerolles et de Montfort, capitaine au régiment de Rambures. Il épousa en première noce, à la puissante Jeanne de Créquy, fille de François de Créquy, vicomte de Langles (Armes : « d'or à un créquier de gueules. »), et de Geneviève du Bus (Armes : « d'azur au chevron d'argent, chargé de trois trèfles de sable & accompagné de trois molettes d'éperon d'or. »). Il épousa en seconde noce, vers 1620, Jeanne de Saint-Blimond, fille de feu François de Saint-Blimond, chevalier, seigneur du lieu, Gouy, Cahon et Longavesnes, baron de Boulonnais, chevalier de l'Ordre, guidon de 50 hommes d'armes du roi sous M. de Rubempré (Armes : « d'or au sautoir engrêlé de sable. »), et de feue Claude de Sempy, dame d'Ordre, en Boulonnais (Armes : « d'argent au lion de sable armé et lampassé de gueules. »). Du second lit est issu :

- Jacques de Mercastel, qui suit. - Marie de Mercastel, mariée à Hubert le Bailly, écuyer, fils d’Adrien le Bailly (Armes : « d’azur, à trois annelets d’or. »), et d’Anne le François.

14. Jacques de Mercastel-Montfort, chevalier, seigneur de Montfort, Puchervin, La Hétroye, mousquetaire du Roy. Il épousa Madeleine d'Haudanger, fille de Jacques d'Haudanger de Guy, seigneur de Soreye, colonel d'un régiment suisse, puis lieutenant-général des armées du Roi (Armes : « de gueules à la croix d’argent, cantonnée aux un & deux de deux molettes d’or. »), et de Madeleine de Proisy. Elle est veuve de Nicolas de Boham, seigneur de Chéry. Il fut père de:

- René de Mercastel, qui suit

- Armand (alias Adrien), tué au combat le 31 décembre 1697, chevalier de Malte.

15. René de Mercastel42, seigneur de Montfort, marié à Charlotte de Héron (Armes : « écartelé aux un & quatre, d’azur, aux deux & trois d’azur à trois pals d’or au chef cousu de gueules, chargé d’une bande d’argent, le tout sur une bande d’argent, chargé de six alérions volants de sable. »). Dont:

16. Claude de Mercastel, seigneur et baron de Montfort, Purchevain, la Hétroye. Il se maria, en 1680, à Marguerite de l’Estendart, fille d'Anne de l'Estendart, écuyer, seigneur de Roncherolles, Quénouville, Liffremont, Ormoy, Guichy, Villers, baron de Bully, homme d'armes des ordonnances du Roy, (Armes : « d'argent au lion de sable, chargé sur son épaule d'un écusson d'argent à trois fasces de gueules. »), et d'Adrienne de Banastre (Armes : « de gueules à la bande d'argent, accompagnée de deux molettes du même. »). D’où :

- Jacques Armand de Mercastel, chevalier, seigneur de Purchevin et de la Hétroye, officier au régiment Royal Cravates, chevalier de Saint-Louis en 1760. Le 26 mars 1732 à Rouen (paroisse Saint Nicolas)43, il prit pour femme Marie Madeleine Jeanne de Bury, veuve de Toussaint de Midy, sans postérité connue de cette alliance. - Marguerite Françoise de Mercastel-Montfort, née le 19 septembre 1701, à Criquetot-sur-Ouville. - Louis Claude de Mercastel, chevalier, seigneur de Montfort, né le 12 janvier 1706, à Criquetot-sur-Ouville, présent le 16 juin 1739 à Roncherolles au mariage de Charles Nicolas Guillaume Lucas de Parfontaine avec la demoiselle Marie Françoise Charlotte de Cacqueray de Roncherolles. - Claude de Mercastel-Montfort, décédé le 23 juillet 1707, à Criquetot-sur-Ouville. - Louis René de Mercastel-Montfort, né le 6 février 1708, à Criquetot-sur-Ouville. - Jacques François de Mercastel, capitaine des grenadiers, chevalier de Saint-Louis, né le 12 février 1709, à Criquetot-sur-Ouville, ayant soutenu le siège de Berg-op-Zoom en 1747, il monta à l’assaut et perdit presque toute sa compagnie; en faisant ranger sa troupe sur la place, il fut blessé d’un coup de feu à la jambe et mourut peu après à Malines, regretté des officiers généraux. - Marguerite Madeleine Claude de Mercastel. Elle fut l’épouse, par contrat du 6 mai 1710, passé devant Nicolle, notaire à Doudeville, de Louis François de l’Estendart, écuyer, seigneur de Quenonville et des Hayons, capitaine d’infanterie dans le régiment de Soissonais, chevalier de Saint-Louis. Il est le fils de François de l’Estendart, seigneur de Quenonville (Armes : « d’argent au lion de sable chargé sur son épaule d’un écusson d’argent à trois fasces de gueules. »), et de Françoise Rouillet de Beauchamp. Il naquit en 1665 et décéda en 1746. - Marie Angélique de Mercastel, originaire de Hodenger, mariée en juin 1720, à Pierre Grandoit, écuyer44 (Armes : « d’or, au sautoir de gueules, à cinq roses d’argent. »). - Louise Anne de Mercastel, décéda à Aunay, le 7 Mars 1767. Elle épouse le 25 novembre 1723 Jean Roullin, chevalier, seigneur de la Templerie et de Malvoisière, chevalier de Saint-Louis, décédé en décembre 1755. Elle fut la marraine de Louise de Manne.

Les non classés de cette généalogie sont :

1. Charles de Mercastel, écuyer, marié à Nicole Baillober. Dont :

2. Marie de Mercastel, mariée le 9 juin 1692, à Heberville, à Jean Mauconduit.


1. Charles de Mercastel, sieur de Marfou (?), marié à Renée de la Tour. Dont :

2. Marie de Mercastel45, religieuse à Gournay-en-Bray46.


- Marie de Mercastel47, mariée le 30 août 1698, à Anglesqueville-la-Bras-Long, à Pierre Villard.

- Madeleine de Mercastel, mariée à Isaac de la Salle, écuyer, seigneur de la Salle, lieutenant d’une compagnie au régiment de Navarre.

- Antoinette de Mercastel, mariée à Edmond de Huyard, écuyer, seigneur de Fontenay, en partie (Armes : « d’argent, à trois trèfles de sable. »).

- Marguerite de Mercastel48, née en 1621, décédée à Hodenger, inhumée en l’église de Molagnie, le 27 janvier 1694. Elle fut la marraine de Marguerite Besnard, le 15 août 1673. Elle fut mariée à Michel de Huyard, écuyer, seigneur de Molagnies, né le 14 septembre 1617, décédé le 23 août 1662, fils de Charles de Huyard, écuyer, seigneur de Beaubec, Molagnies, Humermont, et autres lieux (Armes : « d’argent, à trois trèfles de sable. »), et de Louise de Huyard (Armes : « d’argent, à trois trèfles de sable. »).

- Louis de Mercastel, présent lors d’une reconnaissance de dette de Florent de Mercastel, à son père Etienne de Mercastel.

- Anne de Mercastel, mariée Jean du Mesniel de Sommery, seigneur de Hasteville, fils de Jean du Mesniel de Sommery, écuyer, seigneur de Hémies, d’Esquiqueville, homme d’armes du comte d’Enghien (Armes : « d’argent, à deux fasces de gueules, et au chef un lion de sable, lampassé et onglé d’argent. »), et de Marie du Quesnel.

- Anne de Mercastel, mariée, mais sans enfant, de Louis de Carpentin, écuyer, seigneur du Maisnil-la-Haye, fils de Simon de Carpentin, écuyer, seigneur du Maisnil-la-Haye (Armes : « d’argent à trois fleurs de lys, au pied nourri de gueules. »), et de Catherine de Saint-Souplis (Armes : « d’or à trois fasces de gueules, surmontées en chef d’une coquille d’azur. »).

La famille de Mercastel est aussi dite alliée à la famille de Sourches et à celle de Pardieu49.

D’après le rolle de la gabelle de Saint-Ouen sur Mauger de 1747, il y aurait des nobles dames de Mercastel sur cette commune, faisant valoir, une ferme en propre d’environ cent acres de terre, avec six chevaux, quatre vaches et un troupeau. Ils sont huit personnes dans la dite ferme.50

La maison des de Mercastel, tira des alliances avec les maisons suivantes, on retrouve ici des généalogies, les plus complètes possibles, de chacune de ces familles :

d’Abancourt, Alexandre du Vivier, d’Alléaume, d’Allingues de Salvaing, d’Arundel de Condé, d’Aubigné, de Baillard du Lys, de Bailleu, Baillober, de Belleval, de Berle, de Bury, de Cacqueray de Bézu, de Cannesson, de Carpentin, de Chauvelle, de Chevestre de Beauchesne, de Cœurver, de Créquy de Langles, de Dampierre, d’Espinay Saint-Luc, de Fautereau, Frérot de Guyencourt, Fronchard, Gallye de Calmont, de Grandoit, d’Haudanger de Guy, de Héron, de Huyard, d’Imbleval de la Frenaye, Julliard de Menelle, de la Barberie de Reffuvielle, de la Rue, de la Salle, de la Tour, Langlois de Beaucamp, le Bailly, le Prevost, l’Estendart, le Vaillant de Saint-Aubin, de Lombelon, de Luppé, de Mailly, de Malleville, Mauconduit, de Ménantel, du Mesniel de Sommery, du Mesnil, du Mesnil d’Ardoncelle, de Milly, de Monsures, de Moret, de Pardieu, Parmentier, Picquet du Belloy, Poisson du Mesnil, des Quesnes, de Regnard, de Rémy de Courcelles, de Ricarville, de Rochechouart, Roullin de Launai, Routier de Bénarpré, de Saint-Blimond, de Saint-Ouen, de Sarcus, de Sourches, Villard.